Prédiction d’un tourbillon géant dans la lumière liquide !

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Article par le Dr Inés Urdaneta, physicienne, chercheuse à la Resonance Science Foundation

Tout comme les particules à très petite échelle sont régies par les lois étranges du monde quantique, la lumière peut se comporter bizarrement lorsqu’elle est placée dans des conditions appropriées. Le plus intrigant est le cas de la lumière liquide que nous avions abordé dans un précédent article intitulé “Lumière liquide à température ambiante”. Dans ce cas, la lumière interagit avec la matière, ou plus précisément, les photons interagissent avec des paires électron-trou – appelées excitons – dans un semi-conducteur. Ces excitons imposent un moment dipolaire, qui, combiné au dipôle du champ électromagnétique, couple fortement les excitons et les photons. Le résultat est un polariton, considéré comme une quasi-particule, composé d’une moitié de lumière et d’une moitié de matière, qui se comporte comme un condensat de Bose-Einstein ou un superfluide, même à température ambiante. Un superfluide se comporte comme un fluide à viscosité nulle. Une viscosité nulle équivaut à un mouvement perpétuel.

Ce cas est désigné sous le nom de lumière liquide. En l’absence de polaritons, la lumière liquide n’était auparavant obtenue qu’à une température cryogénique. Pour que la superfluidité se produise à température ambiante, les polaritons doivent être présents, et le dispositif expérimental est donc plus complexe. Les fluides composés de ces quasi-particules sont régis par les règles étranges de la mécanique quantique et présentent une restriction particulière : un vortex dans un fluide quantique ne peut se tordre que par unités entières, c’est-à-dire qu’il ne peut faire qu’un nombre entier de tours !

Les scientifiques ont essayé de créer de grands vortex dans de tels milieux, ce qui permettrait, par exemple, d’étudier les trous noirs en rotation.

Les grands vortex n’étaient pas stables, jusqu’à présent. Des scientifiques de l’université de Cambridge ont découvert un mécanisme théorique grâce auquel de grands tourbillons quantiques peuvent se former et rester stables. Selon la théorie, la formation d’un anneau de lumière liquide provoque un flux constant vers l’intérieur, suffisant pour concentrer toute rotation en un seul tourbillon géant. C’est remarquable, car nous parlons de phénomènes de taille macroscopique présentant des propriétés quantiques !

Alperin, principal auteur de ces travaux, a déclaré : “Ces structures ont des propriétés acoustiques intéressantes : elles ont des résonances acoustiques qui dépendent de leur rotation, ce qui fait qu’elles donnent en quelque sorte des informations sur elles-mêmes. Mathématiquement, c’est assez analogue à la façon dont les trous noirs en rotation rayonnent des informations sur leurs propriétés.”

Le FSR en perspective

Ce travail d’Alperin et al est très important dans le cadre du modèle holographique généralisé développé par Nassim Haramein. Il y a plus de 25 ans, Haramein a prédit que tous les trous noirs tournent. Ses calculs montrent comment la masse et les forces émergent de la dynamique du spin. Avec ce dispositif expérimental proposé par les travaux d’Alperin, nous pourrions être en mesure d’étudier tous les trous noirs !

En quantifiant l’espace avec les unités sphériques de Planck, qui sont les quanta de moment angulaire ou les quanta d’action, et où la zone équatoriale représente un bit d’information ou une unité d’entropie, Haramein et al. calculent l’entropie surface-volume, appelée rapport holographique Φ, d’un système sphérique (comme une approximation de premier ordre) tel qu’un proton ou un trou noir, obtenant des résultats précis pour le rayon de charge du proton, la masse de l’électron, et résolvant également la catastrophe du vide. Sa solution à la gravité quantique signifie que le spin est intrinsèque au tissu de l’espace-temps.

Étant donné que plus de 99,9999 % du volume de la matière est constitué de vide, c’est précisément la réunification des échelles de la densité d’énergie du vide qui entraîne l’unification des échelles de la matière (des atomes aux trous noirs cosmologiques et à l’univers lui-même). Puisque Haramein a commencé par unifier la matière à l’échelle cosmologique (les trous noirs) et quantique (le proton) en utilisant un rapport holographique Φ qui contient la proportion entre les fluctuations du vide qui labourent la surface et celles qui remplissent le volume du système considéré (dans ce cas, le proton et l’Univers), et qu’il a découvert que leur masse et leur gravité émergeaient de cette relation fondamentale entre les fluctuations du vide de la surface et du volume, il était donc évident que la même vue réconcilierait les densités d’énergie du vide aux deux échelles.

Art par Sara Shakeel

Pendant ce temps, les théories physiques actuelles du courant dominant ont été incapables de relier ces échelles, même si elles utilisent du matériel et des logiciels ultra-sophistiqués. Cela est dû au fait que le seul lien qui pourrait relier toutes les échelles est l’espace, le vide. Négliger l’espace, c’est comme négliger le café dans l’exemple d’une tasse de café lorsqu’on y ajoute un peu de lait, en s’attendant à ce que le lait explique toute la dynamique et les comportements de l’ensemble du système. C’est impossible !

Tous les trous noirs tournent, car le spin n’est pas une propriété du lait, mais du vide lui-même, et voir le lait, tout comme voir une spirale de galaxie, révèle la dynamique du café.

Source : https://www.resonancescience.org/blog/Prediction-of-Giant-Vortex-in-Liquid-Light

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