On est loin d’en avoir fini avec le règne sans partage de l’industrie agroalimentaire. Mais, avec cette brèche ouverte dans l’un des temples de la consommation de masse, nous assistons peut-être au tout début d’une nouvelle ère. Depuis hier, l’enseigne Carrefour a en effet décidé de vendre des « légumes interdits » issus de semences paysannes. Quelles que soient les raisons de ce choix spectaculaire et inattendu, on a toutes les raisons de se réjouir.
Explications.
Quel est l’objectif de Carrefour?
A travers cette initiative, l’enseigne entend faire changer la loi et militer pour plus de biodiversité dans les rayons, et a même lancé une pétition sur le site Change.org. Celle-ci recueillait mardi 10 octobre vers midi plus de 70’000 signatures.
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Mais derrière ce marché interdit se trouve aussi un enjeu commercial. Comme le souligne Philippe Bernard, « nous voulons élargir notre offre car nos clients sont demandeurs de produits sains et bio ».
Certains, comme la Confédération paysanne selon RTL, ont applaudi cette initiative. Mais d’autres restent prudents. « Cela va relancer le débat sur les semences paysannes adaptées à chaque région, c’est positif. Mais Carrefour reste un commerçant, on verra dans le long terme ce que donne ce partenariat avec les producteurs », explique la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab).
Quant à la Gnis, elle réagit dans un communiqué: « Carrefour, comme tout le monde, peut vendre toutes les rhubarbes et tous les fruits de la planète, toutes les variétés de légumes des paysans, et tous les légumes ‘interdits’. Bien sûr, comme tout le monde, Carrefour doit aussi être attentif à respecter ses consommateurs et à ne pas les tromper sur ce qu’il leur vend ». En faisant référence aux 3200 variétés de légumes déjà en vente via leur catalogue.
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Moi je considère que cela est un piège.
Ils font que préparez la future précarité en france avec le cassage des contrats de travail. Le même piège que pour les allemands réalisez il y quelque années de cela.