Trump raciste ?

0
3850
4.8 4 votes
Article Rating

Cet article fait suite à mon dernier sur ce site, Émeutes liées aux violences raciales aux États-Unis et tactiques insurrectionnelles de l’État Profond.

Lors des récentes manifestations aux États-Unis, les violences policières des Blancs sur les Noirs sont dénoncées. Il est toutefois important de noter que, contrairement à ce que le récit médiatique prétend régulièrement, comme afin de raviver un climat de division nationale présenté comme historiquement indélébile suite à l’esclavage, les violences raciales se pratiquent très majoritairement depuis les couches sociales les plus défavorisées à destination des plus aisées, et par conséquent le nombre d’agression d’un Afro-américain sur un Américain de type caucasien est statistiquement trois fois plus important que l’inverse. Toutefois, si l’on tient compte de la représentativité des Noirs dans la population américaine (13%), le meurtre d’un Blanc par un Noir est quasiment dix fois plus probable. Comme le révèle le Bureau of Justice Statistics du Ministère de la Justice, les afro-américains sont majoritairement la cible de violences de la part d’autres membres de la communauté afro-américaine (dans 78% des cas). Également, contrairement au récit des médias qui l’affublent régulièrement de racisme, Trump affirmait sur Twitter faire beaucoup pour la communauté Noire : 

Mon gouvernement a fait plus pour la communauté noire que n’importe quel président depuis Abraham Lincoln. Passé des zones d’opportunité avec @SenatorTimScott, garanti le financement de HBCU, School Choice, adopté la réforme de la justice pénale, le taux de chômage, de pauvreté et de criminalité des Noirs le plus bas de l’histoire… ET LE MEILLEUR EST À VENIR !

Dans les faits, le chômage des Afro-américains (5,5%), ainsi que la criminalité (reculant d’après le FBI de 6,5% en 2018), ont effectivement atteint des taux exceptionnellement bas sous Trump. La pauvreté baissait nationalement (11,8% de la population américaine en 2018, soit 1,4 millions de personnes de moins qu’en 2017) et les initiatives du président, telles que les zones d’opportunités, visant particulièrement l’emploi des minorités, le programme School Choice facilitant le choix de l’école d’études supérieures pour toutes les familles dont les plus démunies, le décret présidentiel sur le financement des lycées et universités dits « historiquement noirs », et le First Step Act, étendant les opportunités de réhabilitation des repris de justice, majoritairement noirs, plébiscité à l’unanimité par Démocrates et Républicains, n’y sont certainement pas pour rien. 

Trump a également dénoncé la politique d’Obama, coûtant extrêmement cher au contribuable américain, qui le vit verser 1,8 milliards de dollars au maire afro-américain démocrate de la ville de Baltimore, dans le Maryland, Elijah Cummings, pour que cette somme, et bien d’autres aides auparavant, terminent, selon lui, dans les poches du membre du Congrès corrompu aujourd’hui décédé, et non à la population majoritairement noire de la ville, toujours aussi misérable, à laquelle elle aurait du être destinée.

À la lecture de ces éléments, les mots de l’ex-joueur de football américain noir Jack Brewer,  faisant écho aux leaders noirs invités comme lui à la Maison Blanche (Alveda King, nièce de Martin Luther King, Jr, qui affirma que son oncle prierait pour et avec Trump s’il était encore en vie, l’acteur Isaiah Washington, le boxeur Andre Berto, le pasteur Darrell Scott, qui qualifia Trump de « président le plus pro-Noir vu de son vivant », les blogueuses Lynette Hardaway et Rochelle Richardson, plus connues sous le nom de « Diamond and Silk », et Candace Owens de l’association à but non-lucratif d’éducation citoyenne Turning Point USA) désignant Trump comme le « premier président Noir », font sens. Rappelons également que Trump à vécu deux ans de sa vie avec une compagne Noire et qu’il investit une partie de sa fortune dans les quartiers Noirs alors qu’il travaillait dans la boxe, comme le boxeur Don King le rapportait à Politico. Trump a également assisté le Révérend Jesse Jackson, dirigeant de la coalition RainbowPUSH, deux organisations se battant pour la justice sociale, l’activisme et les droits civiques des Noirs, notamment en lui offrant gracieusement des bureaux à Wall Street, commentant, alors que la foule attirée par la cause des droits des afro-américains l’acclamait pour son aide, « Il est là à se battre pour beaucoup de bonnes choses ! », en référence à son ami Jackson.

Il apparaît que la réputation de raciste a été projetée par les Démocrates et les médias sous leur contrôle sur Donald Trump dès qu’il a été élu, mais qu’il avait au contraire la réputation de quelqu’un d’ouvert et de tolérant avant cela. Dave Hayes nous livre une anecdote venant du journaliste de MSNBC Joe Scarborough : 

Les journalistes connaissent Trump depuis des décennies. Ils sont conscients que les choses qu’ils disent de lui sont fausses. Bien que les animateurs de MSNBC, Joe Scarborough et Mika Brzezinski, jouent avec le récit médiatique selon lequel Trump est raciste, Joe a fait un aveu un jour à l’antenne. « Nous l’avons vu pendant douze ans à huis clos. Jamais, jamais une seule fois—je le dirai sous serment. Je vais le mettre dans un affidavit—je ne l’ai jamais entendu dire quoi que ce soit proche d’être insensible à la race. Pas même une seule fois. »

D’après Mathieu Vasseur, un organisme de veille anti-raciste ayant pignon sur rue, le Southern Poverty Law Center (SPLC), a tout d’abord mené une guerre salutaire contre Trump :

La haine, décrétée omniprésente dans l’Amérique de Trump, devient une obsession médiatique. Au cœur de ce nouveau culte morbide, le Southern Poverty Law Center (SPLC). Fondé en 1971 pour lutter contre le Ku Klux Klan, il était orphelin de son meilleur ennemi. Avec Donald Trump, il prend une nouvelle jeunesse. Sa mission est la lutte contre la haine, toutes les haines. Le SPLC la voit partout : chrétiens traditionnalistes, conservateurs, trumpistes, tous sont haineux, tous susceptibles d’être dénoncés par le SPLC.

D’année en année, le nombre de « groupes de haine » identifiés augmente. Les Américains ouvrant la Hate Map que publie le SPLC découvrent avec effroi que leur bourgade est en fait un repère de nazis et que leur voisin d’apparence si paisible prépare probablement son prochain lynchage dominical : la preuve, il s’oppose à l’avortement. Appuyée par les médias, la psychose monte. Sommés à leur tour de « lutter contre la haine », les géants de la  Silicone Valley font du SPLC leur arbitre des élégances, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes.

Malheur à ceux, associations, églises, entreprises, commerçants ou sites internet, que le SPLC place dans son collimateur : ils sont chassés des réseaux sociaux, ostracisés et, souvent ruinés. Pour la bonne cause, toujours. Contre les jugements du SPLC, il n’y a pas d’appel. Le SPLC est généreusement rémunéré pour sa sainte mission : l’argent afflue dans ses caisses, il le replace dans des paradis fiscaux. Jamais trafic de vertu ne fut aussi lucratif. 

Fin 2018, la résistance peut se prévaloir d’un bilan impressionnant : l’audimat est florissant, le martèlement du thème de la collusion de Donald Trump avec les Russes a empoisonné la campagne des Républicains, en 2018 comme en 2016, et contribué à la reprise de la Chambre des représentants par les démocrates, les journalistes conservateurs sont retranchés dans leur dernier pré carré de Fox News, les réseaux sociaux traquent et purgent les voix dissidentes.

Toutefois, se délestant au passage de toute crédibilité, le SPLC sera en 2019 poursuivi pour abus sexuel et racisme. 

QAnon défendait Trump de tout racisme dans plusieurs posts. Le 16 juillet 2019, sous quatre photos, certaines âgées, montrant Trump avec plusieurs célébrités de la communauté Afro-américaine (le révérend Jesse Jackson, le rappeur Snoop Dogg, et bien d’autres), Q commentait : « Que se passe-t-il quand on dit aux « contrôlés » de créer un nouveau faux récit « raciste » [campagne de désinformation]? Les « MOUTONS » suivent-ils ? Pense par toi même. VOIS la vérité. Q ».

En effet, l’engagement de Trump dans les quartiers Noirs lui a valu, en 1986, aux côtés de Rosa Parks et Mohamed Ali, l’Ellis Island Award (récompense prestigieuse remise à des individus ayant consacré une partie de leur richesse, qu’elle soit matérielle ou non, avec les minorités), la médaille présidentielle de la Freedom Foundation en 1995, le Muhammad Ali Entrepreneur Award en 2007, le Unicorn Children’s Foundation Shining Star Award en 2008, le Presidential Hero Award de la fondation Lois Pope Life. Il a également beaucoup oeuvré pour la communauté juive, et l’Humanitarian Award lui fut décerné en 1976 par le National Jewish Health, le Tree of Life Award du Jewish National Fund en 1983, et l’Algemeiner Liberty Award pour ses contributions aux relations israélo-américaines en 2015.

Dans le post 3824 du 3 février 2020, Q publiait un mème montrant Trump posant avec Mohamed Ali, Don King et Jesse Jackson, et le texte « N’était pas raciste… jusqu’à ce qu’il se présente comme président, en tant que Républicain, et l’emporta! ». Q commentait par ces mots «  Ouvrez les yeux et voyez la RÉALITÉ. Qui sont les VRAIS racistes ?  » et fournissait un lien vers une vidéo, datant de 1996, d’Hillary Clinton dénonçant les gangs, dont elle qualifiait les membres de « super-prédateurs », que son mari le président Bill Clinton combattit en créant une « police communautaire » grâce à son Crime Bill de 1994.

Documentant davantage son rapport des affiliations d’Hillary Clinton au racisme, QAnon publiait un lien renvoyant à un article de Fox News relatant les propos de l’ex-Première Dame, qui commentait, alors que la présentatrice l’interviewant confondait les Démocrates Afro-américains Corey Booker et Eric Holder, «  Oui je sais, ils se ressemblent tous !  ». Dans le même message, Q publiait un mème montrant Hillary Clinton embrassant l’ancien sénateur et membre du KKK Robert Byrd et rapportant ses propos au sujet de celui-ci : « Dès mon premier jour au Sénat, j’ai sollicité ses conseils, et il a toujours été généreux en temps et en sagesse … Et en tant que Ministre des Affaires Étrangères, j’ai continué à compter sur ses conseils et sa guidance… ». Q commentait : 

Qui sont les vrais racistes?

[Nominée démocrate 2016 pour la présidence des États-Unis]

[…]

“ILS SE RESSEMBLENT TOUS”

Couverture à l’aide de fausses nouvelles> Empêcher les Noirs américains de voir la VÉRITÉ

Une autre FAVEUR ?

Heureux les ignorants.

[…]

[VOUS ÊTES CONTRÔLÉS ET ALIMENTÉS PAR UN FAUX RÉCIT]

#ReprenezLeContrôle

#LesFaitsSontImportants

#PlusDesMoutons

Q

Tentant d’expliquer l’intérêt des Démocrates pour la communauté afro-américaine, Q publiait un mème avec pour titre « Petite leçon d’Histoire  » et disant : « 13e amendement: abolition de l’esclavage—100% de soutien républicain, 23% de soutien démocrate. 14e amendement: a donné la citoyenneté aux esclaves libérés—100% de soutien républicain, 0% de soutien démocrate. 15e amendement: droit de vote pour tous – 100% de soutien républicain, 0% de soutien démocrate. ». Q se donnait donc pour mission de rééduquer la communauté noire américaine sur sa propre Histoire afin de ramener celle-ci vers un vote républicain. Cela ne semblait pas chose aisée au vu de la carte situant le pourcentage de vote démocrate aux États-Unis calquée très précisément sur celle du pourcentage d’immigrés clandestins aux États-Unis pour les dernières élections de 2018, que Q joignait à son post 2689 du 11 février 2019. Autrement dit, le Parti Démocrate a besoin d’un vote massif en sa faveur de la part des illégaux et des 13% d’Afro-américains que compte la population US pour pouvoir battre le Parti Républicain. C’est pour cette raison qu’ils ont ces dernières années cherché à supprimer l’obligation des électeurs à présenter un titre d’identité. Cet élément explique à lui seul le récit coordonné des Démocrates et des médias sous leur contrôle faisant fictivement passer Trump pour un raciste. En effet, un sondage Rasmussen du 5 juin 2020 rapportait que Trump recueillait 40% d’intentions de vote parmi la communauté afro-américaine, soit un très bon taux pour un candidat Républicain.

L’enterrement de George Floyd à Houston, sa ville natale, fut diffusé sur les chaînes publiques en direct le 9 juin 2020. Des gens de prestige comme le révérend William Lawson, qui marcha une fois avec Martin Luther King Jr au cours du Mouvement pour les droits civiques, firent des discours à la tribune, ramenant la cause raciale au centre des débats : « De sa mort est né un mouvement, un mouvement mondial. Mais ce mouvement ne va pas s’arrêter après deux semaines, trois semaines, un mois. Ce mouvement va changer le monde. ». L’activiste du mouvement des droits civiques Al Sharpton en profita pour blâmer Trump : 

« “Nous combattons la cruauté dans les hauts lieux!” tonna Sharpton, répétant la phrase à plusieurs reprises alors qu’il accusait Trump de “comploter sur la façon dont vous pouvez faire tourner l’histoire plutôt que sur la façon dont vous pouvez obtenir justice. Vous vous asseyez maintenant en essayant de comprendre comment vous allez arrêter la manifestation, plutôt que comment vous allez arrêter la brutalité. »

Parmi la foule, beaucoup de membres de l’organisation Black Lives Matter tentèrent, comme Lawson, Sharpton et le membre du Congrès Démocrate texan Al Green, de politiser l’événement en levant le poing au ciel. 

Politiser un crime injuste comme la mort de George Floyd permet au Parti Démocrate de provoquer, essentiellement parmi la communauté Noire, un vote impulsif, un vote en réaction à une discrimination lourde de conséquence. Les élections primaires du lendemain dans les états du Nevada, de la Caroline du Sud, du Nord-Dakota et de Virginie de l’Ouest, étaient favorables aux Démocrates, très probablement du fait de la récupération de la mort de Floyd pour la cause raciale.

L’activiste afro-américaine conservatrice Candace Owens dénonce ce type de stratégie politiques ne ramenant le racisme au cœur des préoccupations que lors des périodes électorales dans le but de faire des afro-américains des « single-issue voters », soit des électeurs focalisés sur un seul point du programme des candidats : leurs promesses sur la question raciale. C’est ainsi que le Parti Démocrate prive les Noirs de s’exprimer sur les points économiques, écologiques ou de politique étrangère. C’est ainsi, selon Cossette-Trudel, que le Parti Démocrate « garde l’oncle Tom dans sa case », et que la prétendue lutte contre le racisme est utilisée afin de mieux diviser les peuples. Cela évoque l’œuvre de George Orwell, 1984, dont la citation « La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage. L’ignorance c’est la force » est restée célèbre. Cossette-Trudel parle d’une inversion des valeurs favorisée par la proéminence des idéologues du Nouvel Ordre Mondial. Les combats pour la liberté ou l’égalité peuvent donc souvent être utilisés afin de manipuler les peuples et d’amoindrir celles-ci s’ils ne sont que des combats opportunistes de surface.

On trouve également dans 1984 la citation « Qui contrôle le passé contrôle le futur. Qui contrôle le présent contrôle le passé. », or, durant les émeutes sur fond racial, au prétexte qu’elles représentaient l’homme blanc esclavagiste, des statues, comme celle de Lincoln se tenant debout devant un Noir agenouillé devant l’inscription « Emancipation » à Boston, ou celle de George Washington taguée « genocidal colonist » à Portland, furent mises à terre par les manifestants, ou les cibles de pétitions visant à les faire retirer. Cacher certains pans de l’Histoire, comme la libération des esclaves par le Parti Républicain, permet certainement de « contrôler le présent » en contrôlant les esprits des peuples, et de tenter de « contrôler le futur » résultat des élections présidentielles. Il est confondant de voir que les statues des personnalités historiques d’Oceania ont également été retirées dans la dystopie d’Orwell.

Trump utilisa le terme de « terroristes » afin de désigner les manifestants s’en prenant violemment à la police à Minneapolis, Portland, New York, Seattle, et bien d’autres villes, et celui d’ « anarchistes » pour les populations au mode de vie alternatif s’installant dans les zones autonomes, consistant en un secteur barricadé et abandonné par la police géré en autonomie par des manifestants, comme à Seattle. A Paris, à Londres, les manifestations contre la police se propageaient, faisant elles aussi des victimes parmi les forces de l’ordre. Des officiers furent tués au cours de manifestations. A l’écart des émeutes, la police de New York fut la cible d’attaques, à coups de feu ou à l’arme blanche, voire d’empoisonnement. L’écrasante majorité des médias mainstream occidentaux rapportaient pourtant que ces protestations se faisaient sans violence, soutenant l’idée que la police devait être réformée en la montrant comme responsable du déclenchement des manifestations. À Minneapolis, le conseil municipal vota, dix-huit jours après la mort de George Floyd, une résolution remplaçant la police locale par un système de sécurité tenu par les membres de la communauté. Le même jour, le nombre de maisons et appartements en vente dans le secteur de Minneapolis grimpa en flèche de 18,6%. Les chauffeurs de camion décidèrent de ne plus s’aventurer dans les villes votant pour cesser le financement de la police.

Au cœur des appels à réformer les forces de l’ordre, la police de New York dissout son unité dédiée aux rues les moins bien fréquentées de la ville mi-juin 2020. Afin de reconstruire la confiance des citoyens dans leur police, Trump signa un décret présidentiel.

Élaborant autour des idées d’unité et de division, Cossette-Trudel postule que cette mise en valeur de la différence fait partie intégrante de la stratégie des mondialistes afin de détruire les États-Unis et l’ensemble de la société occidentale, comme elle provoqua la chute de l’Empire Romain. En effet, l’auteur et directeur du Figaro Histoire Michel De Jaeghere dit de celle-ci :

Elle a été rendue possible par l’ambiguïté d’un patriotisme qui amenait la plupart des habitants du monde romain à tenir l’empire pour la forme évidente, inévitable de la politique, à considérer la romanité comme un mode supérieur de vie sociale, mais ne les a jamais conduits à penser que l’un et l’autre méritaient qu’on se batte, qu’on mette sa vie en jeu pour les défendre. […] [L]es grands empires multinationaux ne valent rien dans la défense. Ils excellent à s’étendre, tant qu’ils sont portés par le caractère irrésistible que leur puissance semble donner à leur domination, enrichis par les ressources que leur procurent leurs annexions. Mais ils sont incapables de susciter dans leur population le dévouement que l’attachement sentimental à une patrie charnelle peut seul inspirer à des citoyens. Leurs habitants peuvent leur être attachés tant qu’ils procurent la prospérité et la paix, le bien-être. Mais ils n’accepteront que rarement de remettre en question le confort qu’ils leur apportent en sacrifiant leur vie pour leur défense. Ces empires sont donc condamnés à la conquête perpétuelle, ou au dépérissement.

Le patriotisme serait donc le ciment des peuples de grands empires. Or, nous avons vu que les objectifs des mondialistes, à l’instar du plan en 16 ans et de l’affaiblissement de la puissance américaine au profit de la Chine ou de l’Iran permis par les leaders Démocrates et les Néo-Conservateurs de Bush, incluaient le délitement de toute forme de patriotisme, et que Trump, le patriote, est la cible de toutes leurs attaques coordonnées.

 En outre, Trump en personne avait insisté dès février 2016 sur le fait que toute vie est précieuse, refusant de prononcer les mots « Black Lives Matter » à la demande de manifestants de l’organisation dénonçant les violences racistes policières, qui avaient interrompu un de ses meetings de campagne en Virginie : « All lives matter », avait-il répliqué. Plus de trois ans après, au moment des émeutes anti-violences policières sur fond de racisme, ce slogan fait l’objet de critiques car il ne tient, d’après les Démocrates, attachés au politiquement correct, pas compte du préjudice que subiraient, d’après eux (mais pas d’après les statistiques du Ministère de la Justice), les Noirs dans le traitement policier dont ils sont victimes. Notons également qu’encore une fois, le discours de Trump (« All lives matter »), a vocation à être bien plus unificateur que celui des Démocrates, qui considèrent que l’homme blanc, quelles que soient ses origines (pas nécessairement esclavagistes, et selon le postulat que l’on doive s’excuser d’avoir certaines origines!), porte une lourde dette envers l’homme noir et doit s’excuser de son « privilège d’être blanc ».

Il semblerait en fait que l’attachement des Démocrates à Black Lives Matter soit avant tout financier. En effet, un tweet de l’activiste citoyenne afro-américaine Candace Owens était relayé le 11 juin 2020 par QAnon, et renvoyait vers une vidéo amateur conçue à la manière d’un tutoriel dans lequel quelques simples clics permettaient aux internautes de passer du site de l’organisation Black Lives Matter à sa page des dons en ligne, lesquels parvenaient à l’association caritative ActBlue, du réseau Center for Responsive Politics financé par George Soros. Comme la transparence l’y obligeait, ActBlue listait, par ordre décroissant, les récipiendaires de ses dons, et l’on trouvait une longue liste de candidats Démocrates à la primaire de 2020, avec, en tête, Bernie Sanders (plus de 186 millions de dollars), Joe Biden (au dessus de 119 millions de dollars), et Elizabeth Warren (plus de 93 millions de dollars) pour l’année 2020. Il était clair que Black Lives Matter n’était autre qu’une société du Parti Démocrate.

Sur place, le reporter Andy Ngô rapportait que de nombreux occupants de la Zone Autonome du quartier de Capitol Hill (CHAZ) de Seattle étaient armés. Des conflits en venant aux mains avaient même déjà éclaté entre différents occupants. L’image donnée par les médias mainstream mettant en avant la musique, la vie alternative en communauté et la nourriture gratuite n’avaient rien d’objectif :

Selon le journaliste et rédacteur en chef Andy Ngo, la zone autonome de Capitol Hill à Seattle dirigée par des insurgés d’Antifa est une occupation sinon « une insurrection ennemie ». « Ils ont clairement indiqué qu’ils sont une entité politique distincte des États-Unis ». M. Ngo a passé du temps dans la zone bouclée de six pâtés de maisons au cœur de Seattle, où les protestations de Black Lives Matter ont dégénéré en émeutiers “revendiquant la propriété d’une propriété qui n’est pas la leur”, y compris la saisie d’un commissariat de police de Seattle. Il a parlé des manifestants armés de la zone qui sont impliqués dans un « groupe lié à la violence extrémiste et (pourtant) ce sont eux qui assurent la sécurité de cet espace ». “Les médias se sont concentrés sur les belles parties agréables comme les barbecues, la musique, la danse et le chant, mais quand vous entrez dans ces espaces … il y a des gens qui le gardent, qui le maintiennent, beaucoup d’entre eux portent ouvertement des armes”. M. Ngo a déclaré à Andrew Bolt, hôte de Sky News, que le maire de Seattle et le gouverneur de Washington avaient « minimisé » la gravité du problème, qualifiant l’espace de paisible. « C’est un problème que le maire a laissé prendre racine »…

Jim Hoft, du Gateway Pundit, parlait pour sa part du « seigneur de guerre » surnommé Raz qui distribuait, images à l’appui, des fusils aux jeunes protestataires de la zone autonome de Seattle à tour de bras.

Décidant de ne pas entendre les mises en garde de voix comme celle de Hoft ou de Ngô, le maire Démocrate de Seattle Jenny Durkan préféra prédire un été se rapprochant du « Summer of Love » de 1967. Trump commenta : « Ces démocrates libéraux sont à côté de la plaque, les terroristes brûlent et pillent nos villes, et ils pensent que c’est tout simplement merveilleux, même la mort. Il faut mettre fin à cette prise de contrôle de Seattle maintenant ! ».

Il affirma à Fox News que, si l’action militaire s’avérait nécessaire, il la mettrait en place, mais que cette décision appartenait avant tout au gouverneur Démocrate de l’état de Washington Jay Inslee. Il ajoutait : « S’il y avait plus de ténacité, vous n’auriez pas le genre de dévastation que vous avez eu à Minneapolis et à Seattle. Voyons ce qui se passe à Seattle. Mais je vais vous dire, s’ils ne redressent pas cette situation, nous allons la redresser », confirmant les soupçons planant sur les ordres des législateurs Démocrates d’avoir donné l’ordre à la police de ne pas intervenir contre les manifestants commettant des crimes. Il concluait : 

Ce que je veux dire est très simple, nous n’allons pas laisser Seattle être occupée par des anarchistes … Si nous devons entrer, nous allons entrer. Le gouverneur va soit le faire, laisser le gouverneur le faire, il a de grandes troupes de la Garde nationale, il va—il peut le faire. Mais d’une manière ou d’une autre, ça va se faire. Ces gens n’occuperont pas la majeure partie d’une grande ville.

Renvoyer les élus Démocrates à leurs responsabilités et rappeler celles-ci par voie de presse était certainement un moyen pour Trump de contrer leurs critiques quant à sa gestion de la crise, et d’éveiller les masses sur leurs véritables objectifs apparemment éloignés des considérations concernant premièrement leurs villes ou états. Cette stratégie de Trump participait certainement au Grand Réveil des peuples décrit par QAnon, qui écrivait : 

Ce n’est que lorsque le mal est poussé de force dans la lumière que nous pouvons le vaincre.

Ce n’est que lorsqu’ils ne peuvent plus opérer dans [les coins d’ombre] que les gens peuvent voir la vérité par eux-mêmes.

Ce n’est que lorsque les gens verront la vérité [par eux-mêmes] que les gens comprendront la vraie nature de leur tromperie.

Voir c’est croire.

Parfois, vous ne pouvez pas dire la vérité au public.

VOUS DEVEZ LEUR MONTRER.

SEULEMENT ALORS LES GENS TROUVERONT LA VOLONTÉ DE CHANGER.

Il devait en être ainsi.

Ce n’est pas une autre élection de 4 ans.

DIEU VANCRA.

Q.

D’après QAnon, il était nécessaire de laisser faire à Seattle et dans les autres villes en proie aux émeutes afin de permettre aux citoyens de mesurer par eux-mêmes la responsabilité de leurs élus, leur donnant ainsi l’aspiration à un changement. Il y a fort à parier que, comme dans le cadre de sa politique étrangère avec la Corée du Nord ou l’Iran, Trump n’avait aucune intention d’utiliser la force contre les manifestants, qui serait dommageable à son image, mais il lui fallait rappeler qu’il y viendrait si les premiers législateurs censés le faire décidaient de laisser faire, car, en plus de respecter l’ordre des choses et la chaîne de commandement d’une démocratie, commençant par les acteurs municipaux et locaux, étatiques pour finalement s’en remettre au fédéral (ce qui prouvait qu’il n’était pas le leader autoritariste dépeint dans les médias mainstream), cela lui permettait de fixer le regard des peuples sur ces mêmes acteurs lui menant bien souvent une guerre irrégulière en se réjouissant du désordre occasionné, voire en l’encourageant à l’image de Cuomo, puis en ne faisant rien pour y remédier tout en blâmant Trump.

Réjouissez-vous, ce type de stratégie atteint la France avec la mort de Cédric Chouviat exactement dans les mêmes circonstances. On s’imaginait que tous les flics du monde, sachant ce qui est arrivé à Floyd, seraient extra-vigilants avec le plaquage ventral, mais non, c’est arrivé. Ou est-ce encore la signature de l’État Profond que l’on croit reconnaître ? On sait ce qui nous attend : désignation de la police comme coupable, manifestations et violences raciales, appels à réformer, voire couper les fonds de la police. Qui a dit que la France se distinguait des États-Unis ?

 

Maxime Serri

Je suis enseignant et doctorant en Civilisation américaine.

Suivez moi sur Twitter @MaximeSerri

Mes vidéos YouTube : https://www.youtube.com/channel/UC5NUFrZKZ-5cqte6VSWJmcw

Mon roman est disponible sur https://www.edilivre.com/un-nouveau-cycle-2a2b3d6c97.html/


Je soutiens la Presse Indépendente :
4.8 4 votes
Article Rating
S’abonner
Notifier de
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments