Qu’est-ce que l’espace-temps ?

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Cet article a d’abord été publié par Gaetana sur ma-vie-quantique.com
Il est basé sur la théorie du champ unifié (univers connecté) de Nassim Haramein.

Le visuel d’illustration de cet article vous donne un petit indice… Vous l’avez ? Oui, le motif de la fleur de vie ! Mais comment Nassim Haramein  arrive-t-il à établir un lien entre cet ancien symbole et l’espace-temps ? C’est ce que je vous propose de découvrir  dans cet article.

Commençons tout d’abord par un peu d’histoire…

L’espace-temps, d’Albert Einstein à Nassim Haramein

De la 2D à la 3D

En 1916, Albert Einstein publie la théorie de la relativité générale. L’espace-temps y est décrit comme une surface flexible, que l’on peut se représenter comme la surface d’un trampoline. Selon Einstein, la force exercée par la gravité sur un objet céleste a pour effet de faire courber cette surface.

Pour Nassim Haramein, si l’analogie du trampoline permet de décrire l’effet de la gravité sur la surface de l’espace-temps, elle offre une comparaison avec une surface en deux dimensions seulement. Afin que cette analogie soit valable dans notre réalité tridimensionnelle, un élément essentiel doit être pris en compte : la rotation. Or cet  élément a jusqu’à présent été artificiellement neutralisé par les physiciens afin de simplifier les équations.

Un double vortex s’il-vous-plaît !

double-rotation-trou-noirNassim Haramein a quant à lui pris le parti de rendre compte de la réalité des observations. Il a donc ajouté les forces de torsion [1] et les effets Coriolis [2] aux équations d’Einstein afin de tenir compte de la rotation inhérente à l’univers. Dès lors, il  décrit un espace-temps qui ne fait pas simplement que courber : il « tombe » vers son centre, la singularité, en tournant sur luimême comme un vortex. Comme deux vortex, en fait, car il s’enroule vers la singularité à partir de deux directions polarisées opposées.

Plus l’espace-temps s’approche de la singularité, plus sa vitesse approche celle de la lumière. Cela génère d’énormes forces centrifuges qui provoquent un mouvement d’expansion. Lequel se trouve tôt ou tard freiné par la force de gravité, qui le canalise alors à travers les pôles des vortex pour le ramener vers la singularité.

dynamique-du-double-tore
Les vortex qui définissent l’espace-temps sont des structures toroïdales. Plus précisément, la topologie universelle de l’espace-temps est constituée de doubles tores en rotation. Les deux tores de chaque vortex tournent en sens inverse l’un de l’autre. Ils se dilatent et se contractent continuellement.

Cette modification de la structure de l’espace-temps  proposée par Nassim Haramein est directement liée à  sa conception de la structure des trous noirs, qu’il décrit comme des doubles tores.

Une mer de trous noirs et de trous de ver

Les trous noirs tapissent l’espace-temps de minuscules points, de sorte que celui-ci ressemble à une mer d’énergie dynamique. Comme une mer d’information pixellisée par de minuscules trous noirs intriqués, qui communiquent entre eux grâce à des trous de ver. De l’intrication des trous noirs découle le fait que l’information dont ils sont porteurs ne voyage pas. Dès qu’une information change – ce qui se produit  en permanence – elle apparaît instantanément dans tout l’Univers, celui-ci étant holographique. Cette « communication » a donc lieu Indépendamment de la vitesse de la lumière.

champ-de-planck
La mer d’énergie spatio-temporelle existe au niveau le plus fin qui soit significatif pour définir notre relation à l’univers : le champ de Planck. Autrement dit, l’espace-temps est quantifié en minuscules vibrations au niveau quantique. Nassim Haramein les appelle les Unités Sphériques de Planck (UPS) [3].

Ces sphères tournent depuis le niveau quantique, entraînant la rotation de tous les objets dans l’univers. Ainsi, la matière tourne car l’espace-temps qui définit la matière tourne à sa plus petite échelle, l’échelle de Planck [4].

Espace‐temps = espace‐mémoire

Tout existe déjà dans cette matrice quantique, en tant qu’énergie. Mais à notre échelle, nous ne percevons ni la granulosité ni l’énergie du champ de Planck. L’espace-temps nous semble lisse, la matière semble occuper l’espace.

herbes-et-particulesCe n’est qu’une apparence. En fait la matière n’est pas dans l’espace, c’est une extension de l’espace, une extension du champ d’énergie de Planck. Elle est en permanence manifestée à partir de l’énergie du vide, retourne dans le vide, se manifeste à nouveau, etc. grâce à la dynamique toroïdale fondamentale de l’espace-temps. De ce point de vue, il n’y a pas eu un Big Bang originel qui aurait créé la matière une fois pour toute, mais il y a une création perpétuelle de matière.

Chaque fois qu’elle se manifeste, la matière le fait cependant avec de légères différences. Parce que l’information dont elle est porteuse a été influencée par tout ce qui s’est créé entre-temps. Autrement dit, la création de la matière suit un processus de retroalimentation.

Au fur et à mesure que la matière est manifestée, l’information dont elle est constituée s’encode sur la structure de l’espace. On pourrait dire aussi que l’information s’encode progressivement, à mesure que l’expérience se manifeste, à tous les niveaux dans l’Univers. Chaque information encodée correspond à des coordonnées spatio-temporelles précises. Nous interprétons la continuité de cet encodage comme la progression linéaire du temps qui passe.

Nassim Haramein parle de mémoire de l’univers, encodée sur la structure de l’espace. Il utilise donc la notion de champ spatio-mémoriel plutôt que de champ spatio-temporel afin d’illustrer le fait que l’univers est en perpétuel apprentissage sur luimême, à tous les niveaux.

Comment une telle possibilité s’explique-t-elle du point de vue de la physique ?

Espace‐mémoire = fleur de vie

Les petites oscillations présentes au niveau du champ de Planck sont assemblées de telle sorte qu’elles représentent, en deux dimensions, le motif de la fleur de vie.

Plus exactement, il s’agit d’une correspondance entre la géométrie du vide en trois dimensions et son expression en deux dimensions [5].

geometrie-du-videspheres-celestesfleur-de-vie

Mais cela va beaucoup plus loin qu’une simple représentation en deux dimensions. La fleur de vie illustre en fait un principe physique connu sous le nom de principe holographique. Celui-ci nous enseigne que chaque surface conserve la mémoire de toutes les informations contenues dans son volume.

Pour être précis : le nombre maximum d’informations que peut contenir un volume d’espace s’encode au maximum sur un quart de la surface qui contient ce volume.

Il se trouve que  le quart de la surface d’une sphère équivaut exactement à la surface plate de sa demi-sphère (sa surface équatoriale). Ainsi, la fleur de vie n’est constituée que des surfaces équatoriales des sphères de Planck qui forment la géométrie du vide. Ce qui signifie que la fleur de vie représente la surface nécessaire et suffisante à l’univers pour encoder toutes les informations qui se manifestent en son sein. La fleur de vie est la trame invisible sur laquelle l’univers encode ces informations pour les garder en mémoire.

Chaque information est stockée à des coordonnées spatio-temporelles précises et spécifiques, qui en constituent la porte d’accès. Comme une matrice de « l’espace-mémoire » sous-jacente à la matière. La matière est créée en continue grâce à elle, à des niveaux de plus en plus complexes.

Points clés

  • L’espace-temps est une mer d’information pixellisée par de minuscules trous noirs intriqués, qui communiquent entre eux grâce à des trous de ver.
  • L’information s’encode sur la structure de l’espace, elle est mise en mémoire au fur et à mesure qu’elle se manifeste. Elle est communiquée instantanément partout dans l’univers.
  • Le motif de la fleur de vie tapisse la structure de l’espace. Elle est la trame invisible sur laquelle l’univers encode les informations et les garde en mémoire.


Notes et références

[1] WIKIPEDIA. Moment d’une force (mécanique)
[2] WIKIPEDIA. Force de Coriolis
[3] Ces unités sont, comme on vient de le voir, composées de deux tores que l’on peut assimiler dans leur ensemble à une forme sphérique.
[4] Non seulement la pixellisation de l’espace-temps explique la rotation mais elle permet également de décrire la gravité quantique.
[5] Pour comprendre comment la géométrie du vide a été trouvée par Nassim Haramein, vous pouvez consulter l’article sur l’univers fractal et holographique.


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