La mort de l’ex-premier ministre Pierre Bérégovoy : crime d’Etat ou suicide ?

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Le fait de diffuser les propos de D. Labarrière dans le cadre de cet interview ne signifie pas que la rédaction de TOP SECRET partage toutes ses opinions. Les réponses de l’auteur à nos questions n’engagent que lui-même et n’impliquent aucune adhésion de notre part.

Notre intention ici est simplement de soulever la question suivante : la version officielle relayée après le décès de Pierre Bérégovoy est-elle fidèle à la réalité des faits ?

Autopsie d’une énigme

Le 1er mai 1993, Pierre Bérégovoy disparaissait. Cinq semaines plus tôt, il était encore le premier ministre de la France, le 3ème personnage de l’Etat. Très vite, dès 20 heures, la thèse, officielle était lancée sur les ondes des radios et les écrans de télévision. Bérégovoy s’était suicidé.

Cette version n’allait ensuite jamais être remise en cause par quelque autorité que ce soit. Pourtant, de nombreuses questions se posent et bien des zones d’ombre subsistent encore aujourd’hui, dix années après le drame.

L’écrivain Dominique Labarrière a mené la contre-enquête.

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Patiemment avec méthode et rigueur, il a repris point par point les divers éléments de cette affaire et les a analysés. Le résultat en est un livre “Cet Homme a été assassiné – la mort de Bérégovoy, enquête sur l’enquête” paru aux Editions de La Table Ronde, et qui est un des best seller de ces derniers mois en France.
Nous avons rencontré Dominique Labarrière.

Il nous parle de l’affaire Bérégovoy, mais aussi de sa conception de l’investigation journalistique et de ses méthodes.

TOP SECRET : Dominique Labarrière, tout d’abord pourquoi vous être intéressé à la mort de Pierre Bérégovoy ?

Dominique Labarrière : A l’annonce de sa fin brutale l’émotion est intense dans tout le pays. Elle dépasse de beaucoup les clivages politiques. Le sentiment dominant alors, et qui n’a pas faibli depuis, est-ce que cette fin, quelles qu’en soient au demeurant les conditions exactes, était scandaleusement injuste.

Elle frappait un homme dont chacun savait bien, au fond, qu’il n’avait pas démérité. Dans l’inconscient collectif, celui-ci devenait d’emblée, en ce tragique 1er mai, le symbole même de la victime brisée, broyée par un système qu’il avait certes contribué à mettre en oeuvre mais qui, à terme, lui avait complètement échappé.

La France entière s’est sentie soudain proche de ce personnage parti de si bas et arrivé si haut. Elle voyait bien aussi que, dans la tourmente des derniers mois, on l’avait mal entouré, mal protégé, mal accompagné, Trahi, peut-être bien.

Les gens voyaient une autre injustice dans la violence et la démesure de la campagne de presse dont Pierre Bérégovoy a fait l’objet en février de la même année autour du fameux prêt Pelat d’un million de francs.

On a fait de ce prêt parfaitement légal, effectué par chèque, enregistré chez notaire et déclaré à l’administration fiscale, l’entourloupe du siècle.

On croit rêver et on se tord de rire lorsqu’on constate ces derniers temps, lors du procès Elf que, par exemple, a la même époque, un vrai-faux divorce se négocie en sous-main quelque trente millions de francs, et que deux cent cinquante six millions de francs de commissions discrètes sinon occultes sont versés on ne sait trop à qui pour le rachat d’une raffinerie vétuste en ex RDA.

T.P : Justement, les tenants de la thèse du suicide ont dit que ces attaques ont entamé son moral, et que l’échec politique de la gauche aux législatives de mars 1993 a achevé de le plonger dans le désespoir, ce qui justifierait son acte ?

D.L. : Oui, mais malgré ces attaques, malgré son isolement politique, Pierre Bérégovoy est réélu en mars 1993 député de la première circonscription de la Nièvre.

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Dans le marais d’injustice où on l’a précipité, justice lui est ainsi rendue. Par les électeurs eux-mêmes. Il n’y a pas, pour un homme politique, de légitimité supérieure à celle-ci ! Bérégovoy le sait mieux que personne.

Au dernier jour d’avril 1993, son horizon politique n’est donc pas aussi bouché qu’on se plait à le prétendre.

Quant à la presse, enfin dégrisée, elle se taît. La justice, pour sa part, assure qu’il n’y a pas matière à
inquiéter cet homme, ni même à l’ auditionner.

En résumé, curieusement les choses vont plutôt mieux pour Bérégovoy au moment où il meurt. 

T.P : Pourtant le 1er mai survient le drame ?

D.L. : En. effet, Le drame… Accompagné de ses zones d’ombre. Des zones d’ombre qui, quoi qu’on dise, ne se sont pas évanouies depuis. Tout au contraire.

Aucune preuve formelle qu’il s’agit bien d’un suicide n’a été apportée à ce jour.

Depuis pourtant, on n’a guère épargné sa peine pour tenter d’accréditer la thèse convenue, celle du suicide justement. Cette thèse claironnée urbi et orbi avec une précipitation choquante alors même semble-t-il,
que le blessé n’avait pas cessé de vivre.

A l’analyse, force est de constater que, en dix ans, chaque fois qu’on a voulu nourrir la version consensuelle par de nouvelles trouvailles, on n’a réussi, au contraire, qu’à épaissir le doute.

Cela va de l’autopsie virtuelle, effectuée à distance et sans examen clinique, qui affirme que Bérégovoy aurait pu être sauvé, à une lettre dont tout le monde ignore le contenu sauf son auteur, lettre dont personne n’est en mesure de dire ce qu’elle est devenue, dont l’existence était tue depuis dix ans et qui nous est néanmoins présentée comme une lettre d’adieu.

Lettre d’adieu qui existerait le jour où Bérégovoy ne se suicide pas. Et qui n’existerait plus le jour où il passe à l’acte. En outre, pas un seul instant, il n’est envisagé qu’une telle lettre puisse contenir autre chose qu’un adieu.

Par, exemple l’exposé circonstancié des raisons que son auteur aurait de craindre pour sa vie… Qu’importe
! Dans le même article nous est servie une consternante confusion entre le champ d’application de l’article 74 du code de procédure pénale (recherche des causes de la mort) et de la procédure d’instruction (recherche des responsabilités et éventuelles culpabilités). Passons.

Dans la foulée, on nous précise que le terrain autour du drame aurait été minutieusement retourné et le canal fouillé par des hommes grenouilles. Tout cela pour rechercher la balle perdue d’un suicide dont on nous assure qu’il ne présente pourtant pas le moindre doute !

Étrange… Et comme, tout de même, on sent bien que le raisonnement est un rien faiblard, on n’hésite
pas à balancer la prose qui tue : “Tel un personnage de Dostoievski, Bérégovoy se dit qu’il doit payer (…) Tel un Atlas socialiste (sic.) il décide de porter sur ses épaules le poids des fautes collectives”.

C’est beau comme de l’antique. On en pleurerait. Malheureusement pour tant d’efforts déployés, comme le disait Lénine, ce compatriote de Dostoitevski, les faits sont têtus.

Et les zones d’ombre demeurent -hélas- des zones d’ombre. Au nombre des faits, il faut mettre en bonne place le soin qu’a pris, quelques mois après le drame, le Directeur de l’Institut Médico Légal de faire constater par huissier (Etude Don Simoni, Paris Bastille) la présence dans ses locaux du rapport d’autopsie concernant Pierre Bérégovoy.

 

Il craignait que ce rapport ne disparaisse… Pourquoi cette crainte ? Ledit rapport serait-il si dérangeant, si peu conforme à la rigueur clinique qu’on peut en espérer… ?

Ce fait nouveau a été porté à ma connaissance par l’huissier même ayant effectué le constat et qui a saisi l’importance de cet acte juridique après avoir lu mon livre.

En outre, je précise que cette information a été transmise par mes soins au parquet à toutes fins utiles. Là encore seule une enquête véritable permettrait de faire la lumière. Une enquête que, pour ma part, je ne cesse d’appeler de mes voeux.

T.P : Mais il y a en au moins une, d’enquête ! La vôtre.

D.L. : Vous me flattez… Nous touchons là un point de méthode très important à mes yeux. On trompe les lecteurs, le public lorsqu’on laisse croire que les investigations d’écrivains, ou de journalistes pourraient avoir valeur d’enquête véritable. C’est faux.

Nous n’avons aucun moyen d’entendre les gens sous serment, aucun pouvoir de confrontation, de reconstitution, aucune réelle possibilité d’expertise des pièces, etc.

Quand je parle d’enquête, je me réfère à l’action publique telle que la loi la conçoit, à une instruction par exemple. Une recherche journalistique si rigoureuse, si intègre soit-elle ne peut en aucun cas s’y substituer.

Je considère que mon job se limite à exhumer les questions enfouies, non posées. Ce qui est déjà beaucoup. Apporter les réponses effectivement fiables et vérifiées requiert des moyens autres.

T.P : Nous connaissons bien le problème à la rédaction de TOP SECRET. D’autant que la grande majorité des sujets que nous traitons font partie du domaine de l’invérifiable.

C’est pourquoi nous nous efforçons de répéter que notre rôle se limite à poser des questions et à proposer
des pistes que les lecteurs peuvent – s’ils le souhaitent- saisir au vol. Mais revenons aux zones d’ombre que vous évoquiez à l’instant. Quelles sont-elles ?

D.L. : Il y en a plusieurs. Neuf d’entre elles sont particulièrement marquantes. Je vais vous en dresser sommairement la liste.

– deux coups de feu ont été entendus par deux témoins distincts. Deux explications sont avancées. La première : Bérégovoy aurait procédé à un premier tir d’essai. La seconde, l’homme se serait raté une première fois.

L’arme est un 357 Magnum Spécial Police FI de marque Manurhin. Arme puissante, lourde, dure à armer et à réarmer. Cette répétition avant suicide ou cette reprise de l’acte manqué laissent fort perplexes les spécialistes.

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– La mort de Pierre Bérégovoy est annoncée dès 19 h 30 par une dépêche quelques instants après le drame. Puis le décès est démenti un moment plus tard pour être officialisé à 22 h 10 alors que la victime est en cours de transfert par hélicoptère de Nevers à Paris, au Val de Grâce. De ce fait, l’autopsie aura lieu à Paris, non à Nevers.

– On n’a jamais récupéré l’agenda personnel de Pierre Bérégovoy qui cependant l’avait en main une vingtaine de minutes avant le drame, ainsi que l’attestent des images diffusées par France 3 Bourgogne.

Sur cet agenda, le député maire de Nevers notait soigneusement tous ses rendez-vous. La disparition de cet
agenda interdit donc de recomposer avec exactitude l’emploi du temps précis de la victime l’après-midi du drame et les jours suivants.

Quel rendez-vous avait-il vraiment ? Avec qui ? Quand et à quel endroit ? Qui le dernier a eu en main cet agenda après le drame et qu’en a-t-on fait ?…

T.P : C’est l’Agenda magique, un peu comme la balle magique de Kennedy.

D.L. : A propos de l’agenda, à la suite de la parution de mon livre, une personne de la famille a tenté de contester, disant qu’on savait que le carnet se trouvait sous scellés judiciaires au ministère de l’Intérieur.

Or, le procureur de la République lui-même apporte à cela le correctif qui s’ impose, le carnet n’appartient pas au dossier. Il n’a jamais refait surface, n’a jamais été entre les mains de la police ou de la Gendarmerie
après le drame, condition indispensable s’il devait se trouver aujourd’hui là où on le prétend.

Et, qui plus est, il figurerait au dossier des PV de l’affaire.

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– Autre point : ainsi que me l’ont précisé les médecins présents à l’hôpital de Nevers ce soir-là, la veste de la victime a été saisie par les gendarmes pour que soient effectués des tests à la paraffine permettant de déceler la présence ou non de poudre.

Quels sont les résultats de ces tests ?

– Les déroulements exacts de l’autopsie et le contenu du rapport restent un mystère. Même l’entourage immédiat n’a pas eu connaissance du contenu exact de ce rapport. Pourquoi ?

Aucune expertise balistique n’a été produite assurant que les blessures de la victime ont bien été provoquées par une arme du calibre et de la puissance du 357 Magnum Manurhin et qu’elles correspondent bien à la nature de la munition contenue à ce moment-là dans le chargeur (blindée, expansive…).

– L’orifice de sortie de la balle tel qu’on peut le voir sur un cliché largement diffusé par la presse au moment des faits soulève en effet quelque questionnement sur la correspondance de cet orifice et le calibre, la
puissance et surtout la nature des munitions d’un 357 Magnum.

– Cette arme, présentée comme celle ayant tiré, se trouvait “oubliée” dans la boîte à gants de la voiture de fonction du députémaire, ce qui est formellement contraire aux règles les plus élémentaires en matière
de sécurité… Surtout lorsque la personne à protéger est volontiers présentée comme dépressive profonde et suicidaire.

– Aucune lettre d’adieu ou d’explication n’est parvenue à l’entourage ou aux relations de la victime.

– Enfin, révélation récente qui m’a été faite à la suite de la parution de mon livre de contre-enquête, j’en parlais plus haut, l’autorité médico-légale a jugé nécessaire de se “couvrir” par constat d’huissier dans la
crainte d’une éventuelle disparition du rapport d’autopsie.

Pourquoi considérait-elle, indispensable de prendre une précaution aussi exceptionnelle ?

Voilà pour les zones d’ombre principales ce qu’on peut en dire en quelques mots. Le reste est dans le livre, bien entendu.

T.P : Et qu’en concluez-vous ?

D. L : Tout d’abord je constate que prise séparément aucune de ces zones d’ombre n’est réellement décisive. Chacune peut fort bien coexister avec l’hypothèse du suicide.

Mais là où le doute l’emporte, c’est lorsqu’on s’arrête à relever la succession des anomalies. Nous sommes devant une collection de bizarreries assez stupéfiante.

Pour ma part je n’en ai jamais rencontré de pareille. L’accumulation de détails qui clochent est ici exceptionnelle, on en conviendra.

Le fait qu’il se rencontre une telle concentration sur un même drame en un même lieu en un même temps est sacrément troublant… Troublant, mais pas probant…

Après tout, il ne peut être exclu qu’il y ait bien eu suicide et qu’il se soit déroulé dans ces conditions plutôt extravagantes. Ce serait extraordinaire, sans doute, mais cette éventualité ne peut pas être balayée d’un revers de main.

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T.P : Mais vous, Dominique Labarrière, vous qui êtes écrivain, mais aussi chroniqueur judiciaire, et qui avez donc une longue expérience de la procédure, des instructions, des procès, quelle est votre intime conviction ?

D.L. : Vous avez raison de souligner l’importance d’une bonne connaissance de la procédure et des mécanismes judiciaires dans ce genre de travail d’investigation.

Cela apporte une certaine méthode. Hélas, je vois des travaux dans lesquels cette méthode brille essentiellement par son absence. Or, les meilleures intentions du monde ne parviendront jamais à compenser la rigueur indispensable à l’exposé des faits et à leur étude…

Les journalistes ou auteurs se trompent lourdement s’ils considèrent que le fin du fin de leur job est d’apporter des révélations, de sortir tous les matins des coupables, des complots et des machinations d’un chapeau.

Qu’ils se trompent, ce n’est pas grave. Mais ils trompent surtout le lecteur, le public, ce qui est d’une
tout autre responsabilité. Selon moi, notre raison d’être dans une société comme la nôtre, n’est pas d’apporter à tout prix la révélation fracassante.

Elle est de poser les bonnes questions et, si possible, de fournir les bons éclairages. Point final… Croyez-moi, je n’exprime pas ici une feinte humilité. Je livre au contraire l’expression d’une sacrée exigence.

En parlant de bonnes questions, avez-vous entendu parler de cette rumeur qui circule à Nevers, sur un clochard décédé dans un incendie tout près du canal où est mort Pierre Bérégovoy ?

D.L. : Oui, je connais cette affaire du clochard mort tragiquement dans l’incendie de sa cabane. On a dit beaucoup de choses là-dessus. Or voilà l’exemple typique d’une rumeur -et il y en a eu beaucoup dans cette
affaire- qui ne tient sur rien de concret.

J’ai vérifié l’information à travers des articles d’époque notamment ceux du Journal du Centre. En fait, la cabane se trouvait à environ 2 km de distance de l’endroit où est mort Bérégovoy. Et l’incendie a eu lieu plusieurs mois après la mort du député-maire.

Or la rumeur parle de jours, et de centaines de mètres. Il est important de pouvoir faire la différence entre toutes ces fausses nouvelles qui circulent autour de la mort de Bérégovoy et les vrais mystères comme par
exemple la disparition de l’agenda.

T.P : Vous vous méfiez donc des “révélations fracassantes”. Il n’y a, pas de révélations dans votre livre ?

D.L. : Pas au sens tapageur et médiatique du terme. En revanche, il y a, si nous tenons à employer le mot, révélation que l’enquête sur la mort de cette homme a été insuffisante, qu’elle ne livre pas ce qu’une
enquête digne de ce nom dans une démocratie elle aussi digne de ce nom doit livrer.

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A mon sens, cette révélation là est d’une plus grande portée générale que la désignation plus ou moins hypothétique d’un éventuel coupable… Je fais la révélation des questions qui se posent objectivement à propos de cette mort et sur lesquelles l’enquête, trop brève, trop limitée qui a été menée semble avoir fait l’impasse.

T.P : Vous considérez donc que l’enquête sur la mort de Pierre Bérégovoy a été mal faite, mal conduite ?

D.L. : Pas du tout. Ce n’est pas ce que je dis. Là encore, il faut se placer dans la connaissance précise du mécanisme judiciaire et de la procédure. Dans le cas de la mort de Pierre Bérégovoy, la procédure a
été respectée.

Personne ne dit le contraire, et surtout pas moi. Ce que je dis c’est que la procédure retenue n’était probablement pas adaptée à l’affaire elle même, aux circonstances du drame, à la personnalité de sa victime.

On s’est contenté d’une procédure minimum. Celle-ci a été respectée. Fort bien. Ma position est qu’on aurait dû faire davantage.

T.P : Vous n’avez pas répondu à ma question tout à l’heure. Dans l’affaire Bérégovoy quelle est votre
intime conviction et sur quel point principal la fondez-vous ?

D.L. : Avant d’avoir une conviction, j’ai, si vous voulez, une certitude : l’enquête a été trop étriquée. A l’issue de mon travail, devant les zones d’ombre et d’autres éléments qu’il serait trop long d’aborder ici, je suis arrivé à la conclusion que la thèse du suicide ne reposait sur rien de très solide.

Ma conviction est donc qu’ il ne s’agit pas d’un suicide. Sur quoi, je base cette opinion ? Je la base bien sûr sur l’accumulation des zones d’ombre, mais surtout sur l’absence de communication des deux documents objectifs et indiscutables qui auraient pu établir la matérialité, la réalité du suicide : le rapport d’autopsie et les expertises balistiques, si toutefois il en a été effectué.

Je considère que si le suicide ne faisait aucun doute, il aurait été très facile de faire taire toutes les
rumeurs et spéculations en livrant ces documents. Le fait qu’on n’ait pas jugé bon de le faire me paraît accablant pour la thèse officielle…

Mais il n’est pas trop tard. Certes les faits sont aujourd’hui prescrits, mais il reste l’Histoire. Et l’Histoire, elle, ne connaît pas de prescription… Un jour peut-être…

Source : Top Secret N°9

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Patrick MEROUED
Patrick MEROUED
Août 4, 2017 9:02

Mon respect monsieur Beregovoy !…un type exemplaire
et LA VERITE POLITIQUE ELLE EST OU ?

RPoolp
RPoolp
Sep 30, 2018 8:25

vérité et politique sont antinomiques.