Énergie libre : la science peut-elle enfin casser le deuxième principe de la thermodynamique ?

Le deuxième principe de la thermodynamique est l’une des lois les plus solidement établies de toute la science. Il stipule que dans tout système isolé, l’entropie, cette grandeur qui mesure le désordre, ne peut qu’augmenter ou rester constante. Elle ne peut jamais diminuer. Ce principe explique pourquoi le mouvement perpétuel est impossible, pourquoi on ne peut pas construire une machine qui transforme de la chaleur en énergie sans rejeter une partie de cette chaleur dans l’environnement, et pourquoi le temps a une direction. C’est ce principe qui fait que la flèche du temps pointe toujours vers l’avant.

Et pourtant. Depuis des siècles, des inventeurs, des scientifiques marginaux et parfois des chercheus tout à fait mainstream ont été tentés de contourner cette loi. Les « machines à mouvement perpétuel » ont pullulé au fil des siècles, mais aucune n’a resisté à l’expérimentation. Pourtant, la question refuse de disparaître : est-il réellement impossible de créer un dispositif qui extrait de l’énergie d’une source apparemment inépuisable : le vide, l’éther, les fluctuations quantiques, sans fuel ni pollution ?

Ce que dit la thermodynamique : entropie et irréversibilité

Pour comprendre pourquoi le deuxième principe est si difficile à esquiver, il faut d’abord comprendre ce qu’il dit vraiment. Le concept d’entropie a été formalisé par Rudolf Clausius en 1865, mais c’est Ludwig Boltzmann qui en a donné l’interprétation statistique la plus profonde. Selon Boltzmann, l’entropie S d’un système est liée au nombre W d’états microscopiques compatibles avec son état macroscopique :

S = k × log(W)

où k est la constante de Boltzmann. Plus un système possède d’états possibles, plus son entropie est élevée. Un gaz qui occupe tout le volume accessible a une entropie plus élevée que le même gaz confiné dans un coin : dans le premier cas, chaque molécule peut se trouver dans un grand nombre de positions et vitesses possibles ; dans le second, elles sont contraintes.

Le deuxième principe peut alors se comprendre ainsi : un système isolé évolue naturellement vers les états qui sont les plus nombreux, vers le désordre maximum. C’est pour cela que la chaleur passe du chaud vers le froid et non l’inverse. C’est pour cela qu’un verre qui tombe se brise mais ne se recompose jamais tout seul. C’est pour cela que l’énergie, sous forme de chaleur, se dégrade irreversiblement en energie moins utile.

Là où cela devient très intéressant, c’est l’explication spirituelle que donne “Un cours en miracles” et qui va bien plus loin que toutes les découvertes scientifiques actuelles. La science moderne n’a pas d’explication concernant le fait irréfutable que rien dans tout l’univers ne peut fonctionner, n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais à long terme. Autrement dit, l’entropie.

Tout se casse la figure, tout dans l’univers est mortel, même l’énergie que les adeptes du new age adorent. Dans “Un cours en miracles“, Jésus dit que cet univers est un rêve de séparation, le résultat d’une idée que Jésus appelle dans le cours “La petite et folle idée à laquelle le Fils de Dieu a oublié de rire”, l’idée de la séparation d’avec Dieu, que Jésus partageait aussi il y a 2000 ans dans “l’histoire du fils prodigue”.

Dieu ne partageant pas cette idée avec son enfant, cela ne peut pas fonctionner car ce que Dieu ne veut pas, n’est pas.

Son enfant essai de créer un royaume séparé de son Père et c’est un rêve d’enfer, ce que disaient les Gnostiques, les Cathares, et les Templiers quand à leur époque ils furent persécutés par le Catholicisme qui pronait évidement l’inverse (histoire de l’ancien testament ou ce serait un Dieu colérique qui chasse ses enfants du paradis).

Jésus nous dit alors de ne chercher que Dieu et son Royaume, qui est en nous, et d’arréter de se focaliser sur ce qui n’a aucune chance de fonctionner : ce monde matériel, égotique, de la division que les humains appellent “la réalité” et qui ne l’est en réalité, pas du tout. Ce que disent aussi les Bouddhistes et les Hindous.

L’état de la recherche scientifique actuel :

Le concept d’énergie libre, généralement noté F, formalise cette contrainte. L’énergie libre est la partie de l’énergie totale d’un système qui peut être convertie en énergie à une température donnée.

Elle est définie par : F = U – T × S

où U est l’énergie interne du système, T sa température, et S son entropie. Plus l’entropie augmente, plus l’énergie libre diminue. Quand l’entropie atteint son maximum, l’énergie libre est nulle, toute l’énergie est « degradée » sous forme de chaleur aléatoire. C’est l’état d’équilibre thermodynamique.

Les promesses de l’énergie libre : un panorama historique

L’idée d’exploiter l’énergie du vide ou de l’éther n’est pas nouvelle. Elle remonte au moins au XIXe siècle, lorsque des inventeurs comme John Wheater Newton claimed avoir construit des dispositifs extractibles d’énergie du « éther luminifère », ce milieu hypothétique à travers lequel la lumière se propageait selon la physique de l’époque. Ces déclarations ont été invalidés, mais l’idée a persisté.

Au XXe siècle, c’est surtout autour de Nikola Tesla que l’idée d’énergie libre a cristallisé. Tesla a travaillé sur des dispositifs d’énergie sans fil, la transmission d’électricité par conduction à travers le sol, et a laissé entendre qu’il avait développé des méthodes pour extraire l’énergie du milieu ambiant. Nikola Tesla était un génie incontestable de l’ingénierie électrique, mais il était aussi un vulgarisateur hasardeux de ses propres travaux, et il est difficile de distinguer ce qu’il a réellement accompli de ce qui lui a été attribué a posteriori.

Dans les années 1980 et 1990, des dispositifs comme la « machine de Newman », le générateur de John Bedini, ou le « réacteur à eau de Stanley Meyer » ont suscité un engouement populaire considérable. Aucun de ces dispositifs n’a résisté à une examination scientifique rigoureuse. Les evaluations indépendantes ont invariablement montré que déclarations de sortie d’énergie supérieure à l’entrée étaient basés sur des mesures errónées ou des calorimétries défaillantes.

Les candidats sérieux : quand la science mainstream s’y risque

Malgré ce passif douloureux, certains phénomènes scientifiques authentique sont parfois évoqués comme des « sources d’énergie libre ». Il est important de les distinguer des arnaques.

Le premier candidat sérieux est l’effet Casimir, dont nous avons parlé dans un article précédent. Cet effet, maintenant bien mesuré, crée une force attractive entre deux plaques dans le vide. Théoriquement, un gradient de force de Casimir pourrait être exploité pour produire une énergie mécanique. Mais comme nous l’avons vu, les densités de puissance envisageables restent infinitésimales.

Le deuxième candidat est le effet thermoélectrique « thermoacoustic » ou les « Stirling engines » en cascade. Ces dispositifs ne violent pas le deuxième principe : ils convertissent de la chaleur en énergie avec un rendement inférieur à celui de Carnot, le maximum théorique. Ils permettent juste de récupéter de la chaleur qui serait sinon perdue. C’est utile, mais ce n’est pas de « l’énergie libre » au sens strict.

Le troisième candidat est plus speculatif : les « zero-point energy » fluctuations du vide quantique. L’énergie du point zéro est l’énergie résiduelle du vide quantique à température nulle. Théoriquement, elle est infinie, ce qui est déjà un problème. Mais la densité d’énergie exploitable est si faible qu’aucun dispositif pratique n’a pu être imaginé. Une équipe de l’Université de Purdue, dirigée par le professeur Jeffrey Singer, a nanmé chez Boeing une étude sur la possibilité d’extraire l’énergie du vide. Leurs conclusions, publiées en 2021, indiquent qu’en l’état actuel de la théorie, extraire une puissance significative du vide quantique violerait des principes fondamentaux de la physique, notamment l’invariance de Lorentz.

Le débat actuel : peut-on vraiment extraire de l’énergie du vide ?

La question de l’extraction d’énergie du vide a connu un regain d’intérêt scientifique après la publication d’un article désormais célèbre dans le journal Physical Review Letters en 2021. Une équipe théorique de l’Université de technologie de Delft, dirigée par Jukka T. Rouss, y proposait un théorème, le « Energy from nothing theorem », selon lequel il est impossible d’extraire une énergie positive d’un état quantique non équilibré si le système est dans un état thermique de Gibbs. Ce théorème formalise ce que beaucoup de physiciens soupçonnaient : le vide quantique, en tant qu’état d’équilibre, ne peut pas être « pompé » pour produire une énergie propre.

Mais ce théorème contient une nuance cruciale : il s’applique aux états d’équilibre. Un état hors équilibre pourrait, en théorie, fournir de l’énergie. Or, la création même de l’Univers, le big bang, est un processus qui a mis l’univers dans un état fondamentalement hors équilibre. Certains cosmologistes ont soutenu que l’énergie noire, cette force mystétieuse qui accélère l’expansion de l’Univers, pourrait être une manifestation de l’énergie du vide hors équilibre. Si c’est le cas, alors l’énergie noire n’est pas exactement une « énergie libre » au sens conventionnel, mais elle illustre que les catégories habituelles de la thermodynamique atteint leurs limites dans un contexte cosmologique.

Dans “Un cours en miracles“, l’explication de ce mystère est donné. L’univers est une projection de la conscience et la conscience qui projette cet univers, est l’ego (conscience = ego) car la conscience est l’idée même de la sé&éparation (sujet/objet, et donc dualité, dualité qui est l’opposition à l’Unité de Dieu et de sa Création ne faisant qu’UN et donc non-séparée, ni différente), d’où la déclaration de Jésus : “Le Père et moi sommes UN”. Tant que l’idée de séparation demeure dans l’esprit du rêveur, l’univers (le rêve de la séparation) s’étend, se fractalise de plus en plus, tout comme une division qui se subdivise, part en exponentiel de subdivisions…

1 devient 2×0.5.
2×0.5 devient 4×0.25.
4 fois 0.25 devient 8×0.125
puis 16, 32, 64, 128, 246…. subdivisions de subdivisions, partant de l’idée même qui a produite la 1ère division, celle de la dualité, qui est UN MYTHE en réalité. Car Dieu n’a jamais créé cette séparation originelle qui a produit ce rêve.

En 2023, une équipe de l’Université de Novosibirsk en Russie a publié des résultats suggérant que des systèmes quantiques ouverts pourraient, sous certaines conditions, extraire de l’énergie de leur environnement quantique sans violer le deuxième principe. Leurs expériences, réalisées sur des qubits supraconducteurs, montre un transfert d’énergie directionnel qui n’est pas décrit par la thermodynamique classique. Si ces résultats sont confirmés, ils pourraient réconcilier l’extractability de l’énergie quantique avec les principes de base.

Les expériences en cours : du laboratoire aux startups

Malgré les avertissements théoriques, des travaux expérimentaux continuent d’être menés un peu partout. Aux États-Unis, la DARPA, l’agence de recherche avancée du département de la défense, a financé entre 2020 et 2024 un programme appélé « Ability to Extract Useful Energy from Random Fluctuations » (AETHER), qui explorait les limites de l’extraction d’énergie dans les systèmes quantiques ouverts. Les résultats classifiés du programme n’ont pas été révélés, mais des presentations lors de conférences ont laissé entrevoir des conclusions nuancées : le deuxième principe tient, mais avec des nuances subtiles lorsqu’on entre dans le régime quantique.

En parallèle, des startups ont vu le jour, promises à démocratiser l’« énergie libre ». Des entreprises comme « Brillouin Energy » ou « Lattice Energy » claiment avoir développé des « réacteurs à énergie propre » basés sur des réactions de fusion froide ou de transmutation catalytique. Ces entreprises publient des résultats sur leurs sites web, mais les vérifications indépendantes restent rares et non concluantes. Il est important de noter que le fait qu’une entreprise déclare une chose ne la rend pas forcément vraie, et l’histoire de l’énergie libre est pavée d’entreprises qui ont levé des fonds sur des promesses non tenues.

Il faut aussi parler des « générateurs », les dispositifs qui déclarent extraire l’énergie du mouvement brownien. Le mouvement brownien est le mouvement aléatoire de particules en suspension dans un fluide, prédit par Einstein en 1905. Théoriquement on pourrait extraire de l’énergie de ce mouvement grâce à des nanopalettes rotatives, comme l’a montré Eistein en 1905. Mais le problème pratique est que tout dispositif d’extraction modifie l’équilibre thermique local, et le gain net est nul. Le deuxieme principe reste roi.

Les enjeux philosophiques : le sens de la loi

Au-delà des débats techniques, la question de l’énergie libre touche à des enjeux philosophiques profonds. Le deuxième principe de la thermodynamique est-il une loi fondamentale, inscrite dans la trame de l’espace-temps, ou est-il un théorème émergent, découlant de statistical de millions de processus microscopiques ? Cette question a été soulevée par des physiciens comme Edwin Jaynes et Isaac Persaude, qui ont soutenu que le deuxième principe pourrait n’être qu’une loi approximative, vraie en moyenne mais violable localement, dans des fluctuations rares mais possibles.

Si le deuxième principe est probabiliste plutôt que déterministe, alors des fluctuations thermodynamiques extrêmes sont posibles, aussi improbables soient-elles. Le destin d’un système isolé n’est pas fixé : il pourrait, par un hasard extraordinaire, voir son entropie diminuer temporairement. Mais ces diminutions sont si improbables qu’on ne les observera jamais macroscopiquement. Un tas de cendres pourrait, en théorie, se reconstituer en un livre brûlé, la probabilité est tellement infime que l’univers entier n’aurait pas assez de temps pour qu’elle se réalise.

Cette perspective a des implications intéressante pour la recherche d’énergie libre. Si le deuxième principe n’est qu’une loi statistique, alors il n’est peut-être pas absolu. Des dispositifs pourrait peut-être tirer parti de fluctuations quantiques ou thermodynamiques pour extraire une énergie propre. Mais le mot-clé ici est « peut-être », et les chances sont minces.

Conclusion : une frontière à explorer sans naïveté

L’énergie libre reste, à ce jour, un horizon elusive. Le deuxième principe de la thermodynamique n’a jamais été formellement invalidé dans aucun cas. Mais la science est pleine de « jamais » qui ont fini par céder. La mécanique quantique a révolutionné notre compréhension du monde au siècle dernier. La connaissance de la gravité quantique pourrait transformer à nouveau les catégories auxquelles nous sommes habitués. L’énergie noire reste un mystère*. Et dans les replis les plus profonds du vide quantique, quelque chose continue de vibrer, une énergie résiduelle dont nous ne comprenons pas encore la nature.

*L’explication simple de cette énergie noire nous vient encore une fois du domaine Spirituel, cette énergie qui écarte les objets, les séparent, est la conscience elle même qui est la pensée originelle de séparation. Et c’est pour cela que les physiciens ne peuvent pas la mesurer, car cette pensée de séparation est dans le plan causal de l’esprit endormi qui rêve de séparation, et ne fait que se manifester dans la projection de cette pensée qu’est l’univers. Les physiciens ne font que mesurer les effets, ils ne regarde pas la cause qui est EN LEUR ESPRIT et qui projette ces effets. Bouddha, Jésus, tous les Yogi et tous ceux qui se sont réveillés (Illumination) font l’inverse de ce que font les scientifiques, ils tournent leur regard vers l’intérieur de l’Esprit, et non pas vers les projections (les effets) de celui-ci dans le monde phénoménal rêvé (Maya).

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SamK


🔬 Article publié dans la rubrique “Science et Technologies” pour Lumière sur Gaia.

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