Le Bouddha : L’extinction du moi, la joie suprême

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Si on veut comprendre le bouddhisme, il faut laisser tomber Aristote nous disant qu’un phénomène a une substance et que ce phénomène ne varie que dans ses aspects en fonction des causes et conditions qui peuvent interférer avec lui… Mais le phénomène perdure et on est dans un être sempiternel. Dans le bouddhisme on ne voit pas ça de cette manière-là, on voit surtout des processus, et les processus phénoménaux ne durent jamais qu’un instant, ils sont toujours la convergence de causes et de conditions tout aussi transitoires. Il faut comprendre le monde comme un faisceau de causes et conditions qui quand elles convergent constituent un nouveau phénomène lequel est condition de phénomènes suivants… Par conséquent un phénomène ne saurait durer plus d’un instant… On ne peut pas saisir quelque chose et le mettre dans une petite boîte, tout est dynamique, tout est en processus…
Philippe Cornu

Philippe Cornu, professeur à l’Université catholique de Louvain et à l’INALCO, spécialiste du bouddhisme et de l’histoire des religions, et traducteur


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