Jeunes Honkongais, leurs Parents, et Gilets Jaunes français: Même combat. (Vidéos et Images)

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Un internaute enquête sur les manifestations à Hong Kong ayant débuté en été 2019. Des manifestations qui ont commencé avec une loi autorisant l’extradition vers la Chine Continentale. Mais en définitive, qui continuent par un malaise social grave, face au clivage entre une population riche à millions, et une classe pauvre laissée à l’abandon par le gouvernement Hongkongais. Les jeunes ne percoivent pas vraiment leur avenir professionnelle dans un territoire bénéficiant d’autant de disparités. Vidéos et articles éducatifs pour les Gilets Jaunes français 🙂

Les manifestants Hongkongais possèdent beaucoup d’imagination pour aveugler les policiers, et se faire remarquer en bloquant l’aéroport international le plus fréquenté. Tous les vols furent annullés. Histoire que les touristes et la population mondiale puissent les soutenir énergiquement.

Hong Kong : les manifestations continuent, tous les vols ont été suspendus (IMAGES)

– Avec AFP

Hong Kong : les manifestations continuent, tous les vols ont été suspendus (IMAGES)© Tyrone Siu Source: Reuters
Des manifestants utilisant des chariots à bagages pour bloquer l’aéroport d’Hong Kong le 13 août 2019.

L’aéroport de Hong Kong a suspendu, le 13 août, toutes les procédures d’enregistrement du fait des manifestations. La veille, le chef de l’exécutif local avait dénoncé un risque de précipiter le territoire vers «un chemin sans retour».

Au cinquième jour d’une mobilisation sans précédent dans l’aéroport d’Hong Kong, le huitième mondial, les contestataires sont montés d’un cran en obstruant les allées et passages conduisant aux zones d’embarquement des deux terminaux. Les autorités aéroportuaires ont alors été contraintes d’annuler tous les départs ce 13 août. La veille, l’aéroport avait déjà pris la décision rarissime d’annuler ses vols.

«Les opérations aux terminaux de l’aéroport international de Hong Kong ont été sérieusement perturbées en raison d’un rassemblement public», ont déclaré les autorités aéroportuaires dans un communiqué, annonçant la suspension des procédures d’enregistrement dans l’après-midi.

Carrie Lam, chef de l’exécutif hongkongais (pro-Pékin) a mis en garde à nouveau contre les conséquences pour la région semi-autonome, une des capitales mondiales de la finance. «La violence, que ce soit son utilisation ou son apologie, poussera Hong Kong sur un chemin sans retour et plongera la société hongkongaise vers une situation très inquiétante et dangereuse», a-t-elle prévenu lors d’une conférence de presse.

La zone internationale bloquée

L’aéroport est depuis quelques jours au centre de toutes les attentions en raison d’un sit-in qui a débuté le 9 août, une façon pour les manifestants de sensibiliser les voyageurs étrangers à leur mouvement. Cette action a cependant pris un tour nouveau, le 12 août, en raison de l’inflation du nombre de participants, plus de 5 000 selon l’AFP, et du fait que certains d’entre eux se soient aventurés dans le hall des départs, alors qu’ils se tenaient jusqu’alors dans le hall des arrivées, pour ne pas perturber l’activité de ce hub.

Le 13 août au matin, le trafic avait repris progressivement à l’aube, mais la situation s’est rapidement dégradée dans l’après-midi quand des milliers de manifestants sont revenus, pour l’immense majorité vêtus de noir, couleur emblématique du mouvement.

Des manifestants ont décidé ce même jour de poursuivre le blocage de l’aéroport qui draîne 74 millions de passagers par an.

Les manifestants ont notamment utilisé des chariots à bagages pour bloquer l’accès d’un ascenseur et d’un escalator descendant à la zone des contrôles de sécurité.

Œil pour œil

Des manifestants avaient à nouveau placardé des affiches ou tagué des graffitis proclamant «Œil pour œil». Le slogan a été adopté par les manifestants en référence à une femme qui a été grièvement blessée au visage dans des échauffourées. Les protestataires soutiennent qu’elle a été touchée par un projectile tiré par la police, ce qui témoigne selon eux d’un usage démesuré de la force par les autorités.

De leurs côtés, des médias publics chinois ont qualifié les manifestants de «gangsters», affirmant qu’ils ne seraient jamais en paix, et faisant planer le spectre d’une intervention des forces de sécurité. Selon le média Global Times, émanation presque directe du Parti communiste chinois, les manifestants seraient armés de fusils à air comprimé, de frondes et d’armes par destination comme des marteaux ou des briques.

Les manifestants ont commencé à descendre dans la rue, il y a deux mois, pour protester contre un projet de loi hongkongais qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine, et qui est désormais suspendu. A présent, le mouvement a élargi ses revendications, exigeant des réformes de libéralisation politique, et dénonçant ce qu’ils considèrent être une emprise de plus en plus forte de Pékin sur l’ancienne colonie britannique.

Lacrymo et lasers : les impressionnants heurts entre manifestants et police à Hong Kong (IMAGES)

Lacrymo et lasers : les impressionnants heurts entre manifestants et police à Hong Kong (IMAGES)© Isaac LAWRENCE Source: AFP
Heurts lors d’une manifestation anti-gouvernementale à Hong Kong le 5 août 2019.

Les manifestations contre le gouvernement pro-Pékin de Hong Kong se poursuivent, donnant parfois lieu à d’impressionnants affrontements entre activistes et forces de l’ordre. Des images témoignent des techniques déployées de part et d’autre.

Une grève générale, le blocage du métro et de nouvelles échauffourées ont plongé Hong Kong dans le chaos le 5 août. La dirigeante de l’exécutif hongkongais a accusé les manifestants de chercher à «détruire» la vie des habitants et à «renverser»le territoire semi-autonome.

Les manifestants ont commencé à descendre dans la rue, il y a deux mois, pour protester contre un projet de loi hongkongais qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine, et qui est désormais suspendu. A présent, le mouvement a élargi ses revendications, exigeant des réformes de libéralisation politique et dénonçant ce qu’ils considèrent être une emprise de plus en plus forte de Pékin sur l’ancienne colonie britannique.

Des manifestants aux techniques peu banales

Les manifestations, régulières, ont été émaillées d’affrontements, parfois particulièrement violents, entre protestataires et forces de l’ordre. Les autorités ont déclaré avoir tiré plus d’un millier de grenades lacrymogènes et 160 balles en caoutchouc depuis le début des événements le 9 juin, et précisé que 420 personnes avaient été arrêtées et 139 policiers blessés jusqu’à présent, selon l’AFP.

Si les forces de l’ordre font un usage fréquent du gaz lacrymogène, des images diffusées par l’agence Ruptly datant du 5 août, montrent celles-ci en train de brandir une banderole noire prévenant de tirs imminents de gaz lacrymogènes.

Face à l’usage de cette technique de dispersion, les manifestants ont d’ailleurs mis en place des stratagèmes parfois originaux au cours de ces dernières semaines, comme celui consistant à utiliser des cônes de signalisation. France 24 l’avait décrit à la fin du mois de juillet : «Placé sur la grenade lacrymogène [le cône de signalisation] fait office de cheminée pour canaliser la fumée irritante. Il suffit ensuite de verser de l’eau par le sommet du cône pour l’éteindre.» Les images de cette technique anti-gaz lacrymogènes et le port désormais habituel pour les manifestants du casque de chantier contribuent à l’aspect spectaculaire de l’ensemble. Tout cela a d’ailleurs été amplement relayé sur les réseaux sociaux.

L’inventivité déployée par les activistes s’est également manifestée par l’usage… du laser. Une pratique, peut-on lire dans la presse, visant à éblouir les forces de l’ordre et à brouiller les capteurs des caméras de vidéosurveillance afin de compliquer l’identification des manifestants. Ou encore, à signaler aux autres protestataires que la police s’apprête à mener une charge ou à les photographier.

Au cours des deux mois de mobilisation anti-gouvernementale, des manifestants ont également mené des actions offensives, parfois au moyen d’armes improvisées.

Exemple : le 1er juillet, un des manifestants qui tentaient de pénétrer dans le Parlement local a employé un chariot en guise de bélier, comme on peut le voir dans une scène diffusée sur Twitter par le South China Morning Post…

Une photographie de l’agence Reuters montre un autre manifestant voulant briser des vitres du bâtiment au moyen d’une barre de fer, le même jour.

Lacrymo et lasers : les impressionnants heurts entre manifestants et police à Hong Kong (IMAGES)© Tyrone Siu Source: Reuters

Parmi les autres scènes impressionnantes qui ont défrayé la chronique lors de ces mobilisations, figure l’intervention d’hommes masqués et vêtus de blanc qui, armés de bâtons, s’en sont pris aux manifestants fin juillet. De nouveaux venus dans le contexte déjà tendu des manifestations et heurts à Hong Kong, que certains commentateurs ont associés aux organisations mafieuses des triades. Le gouvernement de Hong Kong a condamné les violences commises par ces individus et promis de prendre des mesures.

Source: https://francais.rt.com/international/64868-lacrymo-lasers-impressionnants-heurts-entre-manifestants-et-police-hong-kong-images

 

«Un œil pour Hong Kong», nouveau symbole des manifestants contre la répression policière ? (IMAGES)

«Un œil pour Hong Kong», nouveau symbole des manifestants contre la répression policière ? (IMAGES)© Capture d’écran [email protected]_wingting – Une manifestante se masque un œil pour dénoncer la répression à Hong-Kong.

Pour dénoncer la répression policière, des centaines de manifestants se sont masqués un œil lors d’un sit-in dans une station de métro. Sur les réseaux, des figures du mouvement appellent les internautes à poster des photos d’eux faisant ce geste.

Un mois après l’agression violente de dizaines de manifestants par des hommes soupçonnés d’appartenir aux triades à Hong Kong, des centaines de personnes se sont rassemblées le 21 août à la station de métro Yuen Long, ville proche de la frontière chinoise.

Lors d’un sit-in organisé à cette occasion, les manifestants se sont notamment masqués un œil avec une main, en soutien à une jeune infirmière hongkongaise devenue le symbole de la répression du mouvement social par les autorités après avoir perdu un œil le 11 août dernier.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs figures du mouvement – à l’image de Joshua Wong, critiqué par Pékin pour avoir récemment rencontré la diplomate américaine Julie Eadeh – ont relayé le hashtag Eye4HK (un œil pour Hong Kong), demandant aux internautes de publier des photographies d’eux se masquant en œil, en signe de solidarité.

Le symbole a fait mouche, de nombreuses personnes, de Hong Kong et d’ailleurs, se joignant au mouvement, notamment sur Twitter.

https://twitter.com/jack_100d/status/1164210225303261185

Les manifestations à Hong Kong ont rapidement été marquées par des scènes de violences entre certains protestataires et les forces de l’ordre, les premiers mobilisant parfois des équipements et techniques impressionnants (lanceurs de grenade M320 selon le média public chinois CCTV, lasersmultiples projectiles dont des briques), les seconds répliquant en usant notamment de gaz lacrymogènes et de tirs de balles en caoutchouc. Plus de 700 personnes ont été arrêtées en deux mois.

Les autorités chinoises accusent en outre les Etats-Unis d’ingérence en faveur de ce mouvementPékin avait en effet mis en garde le 8 août le consulat américain, l’exhortant à «couper immédiatement tout lien avec des émeutiers anti-Chine» et à «cesser immédiatement toute interférence dans les affaires de Hong Kong».

Source: https://francais.rt.com/international/65155-oeil-pour-hong-kong-nouveau-symbole-manifestants-contre-repression-policiere

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